L’impact du grand voyage d’un vêtement de coton

Quand nous achetons un nouveau vêtement, nous ne pensons rarement au chemin qu’il a parcouru avant d’arriver entre nos mains. Pourtant, celui-ci cache de nombreux voyages, de ressources utilisées et… de déchets générés. Saviez-vous qu’au Québec, chaque personne jette en moyenne 23 kilos de vêtements par année? Cela représente près de 4 gros sacs de poubelle remplis de textiles par personne!

Alors, quel est ce mystérieux parcours d’un vêtement? Suivons ensemble le grand voyage d’un chandail en coton, de la plante… au dépotoir.

NOTE : Ce blogue ne vise pas à vous culpabiliser à acheter de nouveaux vêtements. On explique ici les impacts pour ensuite vous présenter des solutions dans les blogues à venir.

1. Tout commence dans les champs

Le coton est une plante qui se cultive dans les climats chauds, comme en Inde, en Chine, aux États-Unis, au Pakistan, etc. 

Cette fibre offre de nombreux bienfaits comparativement aux fibres synthétiques; elle permet une meilleure aération de la peau, elle a une espérance de vie plus longue et ce recycle mieux et, lorsque biologique, ne contient pas de perturbateurs endocriniens. Son plus gros défaut: cultiver le cotond emande énormément d’eau et de pesticides. Par exemple, pour fabriquer un seul jeans, il faut environ 9 000 litres d’eau, l’équivalent de 285 douches.

2. La fabrication : de la fibre au vêtement

Après les champs, le coton voyage jusqu’à l’usine.

Une fois le coton récolté il est transformé en fil, puis assemblé en morceau de tissu. Ces tissus sont ensuite teints, coupés et assemblés pour créer de beaux vêtements.

Qui n’aime pas les vêtements colorés? Une garde-robe arc-en-ciel pour concorder avec les saisons ça rend heureux, non? Pour moi oui, mais je suis tout de même consciente de l’impact de ce choix, c’est pourquoi j’opte pour des vêtements de seconde main. 

Le coton est une fibre naturellement blanche. Plusieurs produits chimiques sont employés pour changer sa couleur. Ceux-ci sont très toxiques, ils peuvent causer des dommages à la santé des ouvrier.ère.s en plus de polluer les rivières locales.

3. Le grand voyage autour du monde

Nos vêtements voyagent énormément, s’ils avaient un passeport, ils seraient bien étampés! 

Par exemple, pour un t-shirt; 

  • le coton peut être cultivé en Inde,
  • filé et tissé en Chine,
  • teint dans une ville différente en Chine,
  • cousu au Bangladesh,
  • expédié dans un entrepôt aux États-Unis,
  • puis envoyé au magasin où vous le trouverez au Canada.

Avant même d’arriver en boutique, ce chandail peut avoir parcouru des milliers de kilomètres en bateau, camion ou avion! Chaque déplacement relâche des gaz à effet de serre. Il est important d’être conscient de ceci lorsqu’on achète un nouveau vêtement.

4. La vie avec nous : porter, laver, user

Une fois acheté, le vêtement commence sa vie à la maison. Si notre vêtement est chanceux, on le porte, on le lave, on le porte, on le lave… jusqu’à ce qu’il soit trop usé, trop petit ou taché. Pour les moins chanceux, on les oublie dans nos garde-robes ou nos commodes, oups!

Vous remarquerez peut-être que les vêtements qu’on lave plus souvent s’usent plus rapidement. Pour éviter de jeter souvent ses vêtements, essayez de les porter plusieurs fois avant de les laver. Cela réduira à la fois la consommation d’eau et d’électricité nécessaires pour les nettoyer tout en prolongeant leur vie.

5. La fin de vie : déchet ou nouvelle opportunité?

Que faire avec votre vêtement une fois que vous ne le portez plus? Dans la majorité des pays occidentaux, ces vêtements sont jetés à la poubelle. 

Au Québec, 95 000 tonnes de textiles sont envoyées chaque année à l’enfouissement. Le Canada produit 2 % des déchets textiles mondiaux. Vos vêtements n’ont pas besoin de connaître le même sort. Il a de bien meilleurs endroits où finir sa vie que dans les poubelles.

D’autres options sont:

  • Donner vos vêtements aux Super Recycleurs, aux friperies ou à des organismes.
  • Revaloriser vos vêtements en créant quelque chose de nouveau (sac, jouet, marionnette).

Nous vous présentons des astuces pour revaloriser vos vêtements dans un prochain blogue.

Réinventer le parcours des vêtements

Le grand voyage d’un vêtement est impressionnant… Il est dommage qu’après toute cette aventure, nos vêtements passent la majorité de leur vie aux poubelles. On l’achète, on le porte peu de temps, et on le jette.

Pour le bien-être de la planète et des générations futures, nous avons un rôle clé à jouer :

  • Donner une seconde vie aux vêtements 
  • Acheter moins, mais mieux.
  • Sensibiliser notre communauté à l’importance de prendre soin de ses vêtements.

Chaque vêtement est plus qu’un bout de tissu : c’est une ressource précieuse, le fruit du travail de nombreuses personnes et une longue liste d’impacts importants sur notre planète.

Ensemble, faisons en sorte que l’histoire de nos vêtements ne se termine pas à la poubelle, mais qu’elle continue grâce au recyclage, au don et à la revalorisation.